Interview de Gildas Clet PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Angie   
Jeudi, 11 Décembre 2008 09:13
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Interview de Gildas Clet
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A : J’ai lu dans le Persbericht que tu m’as envoyé que le festival était un « vrai reflet de la variété ». Alors, je ne suis pas d’accord, l’an dernier, je veux bien mais cette année, je suis désolée, ce n’est pas varié.

D : Il faut que je mette à jour le Persbericht. Au niveau de la construction, on est un peu dépendant de ce qui est actuel, de ce qui se fait. Après on essaie toujours d’avoir un truc qui reflète ce qui est de mieux et ce qui peut se passer en France. Donc, l’an dernier en l’occurrence avec le Peuple, ils avaient un nouvel album qui sortait et ils tournaient pour le promouvoir.

A : Mais là, c’est le cas aussi ?

D : Ben là, on a le cas avec Redbong. En fait, tous les groupes ont eu plus ou moins une actualité. Ils sont en tournée de promotion.

A : A propos de l’année dernière, le Peuple de l’Herbe, Wax Tailor, c’est un peu le même genre entre guillemets.

D : Ouais…

A :  Et Matmatah, c’était un peu différent. L’an dernier, le programme était plus varié et c’était très bien. Cette année, j’ai l’impression que c’est plus une sélection.

D :  C’est un truc sur lequel on va travailler, on va faire plusieurs éditions. Tu vois, le festival en lui-même, le French Connection, ce n’est pas une grosse machine. J’insuffle le truc, et après on en discute avec le programmateur de la salle. Et on voit comment on va le construire, ce qu’on peut faire.

A : En même temps, ce n’est que la deuxième édition, vous êtes encore un peu jeune… il se développe.

D : En fait, ce qui va changer par rapport à l’an dernier, c'est qu'on avait sorti les grand plats, on avait fait un gros truc parce qu’on avait plus de budget. C’était mon travail l’an dernier, en tant que volontaire dans la salle, donc j’avais à peu près un an pour travailler dessus. J’ai un peu moins de temps maintenant, même si j’ai quand même donné pas mal. On avait cette idée de faire un festival qui soit justement toute une réflexion.

A :  Tu dis on ?

D : On, enfin, j'ai pas envie de dire moi. Avec Onno, le programmateur du P60, j'ai discuté tous les jours. «Hey, écoute ça, c'est cool». Et on a essayé l'an dernier de faire cette affiche, on a eu l'opportunité d'avoir Matmatah qui était en tournée aussi et tout s'est bien déroulé. Un peu dans le stress mais tout s'est bien déroulé quand même. Et pour maintenant, on a eu pas mal de changements et c'est vraiment trop lourd d'organiser un festival, un vrai festival même si ça se tient en une soirée, enfin une journée. En fait, French Connection, ça va rester French Connection mais on retire le festival, maintenant, ça va être des soirées régulières. C'est beaucoup plus simple pour nous économiquement et logistiquement.

A : Donc plus ponctuellement et juste 2 groupes par exemple ?

D : On va essayer de continuer d'offrir des soirées qui soient un peu variées. La prochaine édition, le 14 Décembre, High Tone, Redbong, Badjoke, ce sont tous des groupes un peu variés mais il reste une cohérence au niveau de l'affiche. Et là, c'est ce qu'on a recherché pour cette édition. Parce qu'on a eu des déboires avec Sporto Kantes qu'on devait avoir.

A :  En même temps, Sporto Kantes, c'était un peu dans le même genre...

D :  Effectivement, ça restait cohérent. En même temps, il y avait des paroles, ça changeait, c'était un peu moins ancré dans le background hip-hop, c’est plus énergique, plus vénère. Pour les prochaines éditions, on est complètement ouvert. En fait, j'aime tout, ça peut passer du métal au jazz tant que c’est un truc qui a du potentiel. Il faut qu'il y ait du monde quand même au concert. L’affiche doit être un peu énergique, ça peut aller de la chanson française au hip-hop, au métal, au rock, à la pop, aux dérivés du jazz. On essaie de rester ouvert au niveau de la programmation, il n'y a aucune barrière. Mais les choses ont fait que pour cette édition, on a du construire un line up cohérent.

A :  Je ne remets pas en question votre choix, je pense aussi que c'est une très bonne affiche, c'est seulement la phrase qui me gênait. Et je trouvais dommage de ne pas mettre en avant cette cohérence parce que c'est intéressant aussi, ça touche le même genre de public.

D : On en vient au P60, c'est un club qui a quelques difficultés à se remplir.

A : Pourquoi ? 

D : Parce que c'est situé dans la banlieue d'Amsterdam et les Amstallodamois ne vont pas se bouger au P60 qui est à 20min de Leidseplein. Ils ont tout à domicile, dans le centre. En fait, c'est à travers de la première édition que l’on a réalisé qu’un besoin au niveau des français, des francophones ressortait. J'ai pas envie de dire français mais des francophones même s'il y a une majorité de français, d'expatriés ; et c'est un des trucs qui pour moi est vraiment important au niveau de la French Connection, avec juste une première édition, on avait vu qu'on avait quand même réussi à réunir 150 personnes. Ya moyen de créer un rassemblement, un truc culturel qui rassemble les français.



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